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Douceur du paysage, candeurs champêtres
Pensées des quatre vents


JOURS D'ETE

                                                     
                       

Vendredi 3 juillet 2009



                               Pendant que bon nombre de petits français partent en vacances, les enfants du rivage restent à l'Arche Bleue. Il n'y a pas si longtemps, c'est à dire quelques années, ils étaient plus rapidement placés en familles d'accueil ou de retour chez eux. Avant l'été nous essayions d'en faire partir plusieurs, ils laissaient la place à d'autres...En une année nous voyions défiler pas loin d'une trentaine d'enfants sur un même groupe. Aujourd'hui, les familles d'accueil sont très vite embauchées pour leur confier des enfants qui ne passeront pas par la case « foyer », et elles sont parfois réticentes à prendre en charge un enfant qui risque de poser problème.
Les enfants de mon rivage sont donc 8 anciens aujourd'hui, âgés de 4 à 6 ans, le plus ancien est présent depuis bientôt 2 ans, ses troubles du comportement compromettent l'orientation dans une famille. A ce noyau dur vient s'ajouter deux autres « naufragés » de l'été. Parfois il est possible de comparer cette maison à une SPA, disons plutôt une SPE. Je vais simplement la nommer l'Arche Bleue. Les crises et les larmes se mêlent toujours de manière étrange à l'enthousiasme et aux rires de cette petite communauté. La tristesse et la joie, la peine et l'espoir tissent jour après jour un tissu particulier où l'enfant se montre tour à tour odieux et agréable, tyrannique et docile.

Je suis enthousiaste à l'idée de recommencer des activités avec eux, de faire des sorties en cette période d'été, mais j'appréhende les débordements, les cris, les colères, ces moments où il faut sans cesse rester vigilante et répondre aux multiples besoins et demandes de chacun.
Pour l'instant j'arrive toujours après la bataille, à 21h quand tout vient de se calmer. C'est mieux qu'à mes débuts de nuit où l'électricité et l'énervement restaient dans l'air à une heure avancée, je devais apaiser les uns et les autres, gérer les endormissements difficiles et menacer parfois. Je n'ai pour l'instant qu'à rassurer, recoucher, calmer un cauchemar, désaltérer et être là.



Je vais donner d'autres noms à ces enfants, pour des raisons de confidentialité, et en dire le moins possible sur leur situation familiale. Les mots que je dépose sont une manière pour moi d'apprivoiser d'autres repères, une autre manière de travailler. Même si je l'ai déjà fait dans le passé ce travail va être nouveau pour moi.
Aujourd'hui la fessée, même petite, est bannie, et les enfants ont le choix sur pas mal de points, s'ils veulent rester « bébé » avoir une couche et un biberon libre à eux, on ne les force pas à grandir. Parfois les adultes parlementent trop avec eux à mon goût, puis d'emblée, quand ils sont excédés, posent ensuite des limites contraignantes avec des cris dans la voix.
L'été s'annonce chargé, d'après certaines de mes collègues cela va être difficile à gérer, le programme des sorties et visites est compromis à cause du nombre d'enfants au comportement difficile. Agitation, excitation, mise en danger sont le lot quotidien, auquel vient se mêler des moments agréables où chacun apprécie le présent : une après-midi à la plage sans soucis majeur, une séance de jeux dans un square, une ballade dans un bois, une activité peinture, une histoire. Si tout cela n'est pas écourté par la crise d'un enfant, un geste violent entrainant une blessure, ou une échappée ...
Je m'attends à être testée, même si les enfants ont l'habitude de mes limites, ce n'est que dans le cadre du soir : « c'est l'heure de dormir ».


L'autre soir Marin et Ambre ont attendu le départ des collègues de jour pour se relever en catimini et demander à boire. C'est leur manière de quémander une petite attention supplémentaire, d'échanger quelques mots avec moi.
Marin est un grand garçon de 6 ans qui se trouve souvent un petit bobo à soigner comme par hasard à 21h. Il serait mieux chez les plus grands pour des jeux de ballons et des courses dans les bois, mais il passera l'été dans l'Arche Bleue, à attendre encore que l'on statue sur son sort. Comme la majorité de ses petits camarades, une famille d'accueil sera sans doute l'orientation décidée.
Ambre aussi à 6 ans bien qu'elle soit petite et toute menue. Elle attend dans l'incertitude de pouvoir retourner vivre avec sa mère. Une décision par le Juge des enfants sera peut-être prise durant l'été...
Je leur annonce l'un après l'autre dans leur chambre, que je vais partir en vacances bientôt et que lorsque je reviendrai je retravaillerai le jour.


« Le jour ! S'exclame Marin. Et pourquoi ? Et qui va travailler la nuit ? Tu pars combien de temps en vacances ? Tu vas où ? Comment tu sais qui va travailler la nuit ? Tu les as vues les nouvelles veilleuses ? Qui c'est qui a décidé ?
Marin est un enfant qui pose tant de questions, et tant de pourquoi ! Il pousse l'adulte jusque dans ses moindres explications, il pose ses inquiétudes, il aspire l'adulte, mais parfois aussi n'attend pas la réponse. Après quelques explications, je dois mettre un terme. Marin s'agite sur son lit commence à faire du bruit, la nouvelle le perturbe un peu.

Je menace de fermer sa porte, il se calme mais se relève une dernière fois pour voir où je suis. Alors je renonce à mes rangements pour l'instant, je me poste sur une chaise dans le couloir, et le petit garçon s'endort.


« Ouais! Chouette! s'exclame Ambre! Est-ce que tu grondes fort ?»

Je ris devant son sourire mutin et son attente. C'est vrai que le soir je gronde en chuchotant !
_ Et oui, ça arrive, si les enfants n'écoutent pas !
Ambre, la grande pipelette va-t-elle colporter la nouvelle ?
Elle aussi a besoin de me savoir à proximité pour rester dans son lit. Ses levers nocturnes sont moins fréquents, mais l'attente dans cette arche échouée est longue...


Ce matin je devais réveiller Cerise, la petite fille qui fait la sourde quand ça l'arrange. Après de multiples tests auditifs assez laborieux, un examen sous anesthésie doit avoir lieu.
Cerise a été mise au courant de ce lever matinal, elle semble avoir compris, elle a même dit « oui » la veille quand je lui en ai reparlé, en ouvrant ses grands yeux.
En fait, comme le rendez-vous est repoussé un peu plus tard dans la journée, il me suffit de lui proposer un petit déjeuner frugal avant 7 h. Mais Cerise n'apprécie pas cette intrusion dans son sommeil en ce jour de vacances, elle refuse de se lever et commence à pleurer. Même en approchant le verre de jus de pomme à son chevet, elle me fait « non » de la tête. Je la laisse sombrer à nouveau dans ses rêves, une pratique que la fillette maîtrise très bien, un refuge qu'elle connaît à la perfection.
Nous saurons bientôt si Cerise a des problèmes d'audition ou pas, ou s'il s'agit simplement d'un défaut d'attention à certains moments. Je sais que comme bon nombre de mes collègues avant moi je devrai m'armer de patience pour l'apprivoiser en plein jour. Je ne la vois pour l'instant que lorsqu'elle est à l'abri dans son lit, avec sa sœur Cannelle à proximité.



Noé n'est pas le patriarche, juste le plus ancien du groupe, mais il n'a que 4 ans et demi. Victime d'autisme et d'autres troubles associés, il est tour à tour exécrable ou délicieux malgré son handicap. En principe son traitement l'aide à dormir, il n'est plus « l'enfant qui ne dormait pas ».
L'autre soir il s'est levé à mon arrivée.
« Va dans ton lit, je vais venir te voir, lui dis-je, je vais mettre le téléphone et j'arrive.
_Et pourquoi le téléphone ? Demande Noé.

Noé court en douce de sa chambre à l'entrée de l'Arche, il attend cet instant que je vais lui accorder. Il se laisse prendre par la main et accompagner au lit. Il aperçoit une paire de chaussons qui trainent, il les prend, et vite, il ouvre grand la porte de l'enfant qui les a oubliés, et sans respecter son sommeil les lance dans la chambre comme s'il s'agissait d'un ballon.
J'ai mis une chaise dans le couloir près de sa porte pour rester à proximité et le rassurer. Il s'était endormi avant mon arrivée, mais les pleurs de Cannelle l'ont réveillé. Il supporte mal d'entendre les autres enfants pleurer, du coup le sommeil s'est échappé. Après mes quelques minutes passées à son chevet, le temps de dire une comptine en faisant le tour de son visage, je vais m'asseoir sur la chaise. Noé s'agite sur son lit. Il se met sur le ventre et penche la tête vers le sol, il compte : « 1, 2, 3, 4, 6 » Puis sur le dos, il donne des petits coups dans le mur. Il accepte d'arrêter, de se recoucher convenablement, alors il chante tout haut : « Frère Jacques, Frère Jacques, Sonnez les matines ! Sonnez les matines ! »
Noé a besoin de se rassurer, de reprendre ses petits rituels pour s'endormir. Si j'interviens trop brusquement, il peut hurler et réveiller les enfants, puis exprimer très fort ses peurs multiples.
« Chut ! Noé ! Tu peux chanter tout bas ! »
L'enfant se met à chuchoter sa chansonnette. Il fait chaud, Il demande à boire, je lui apporte un biberon : « Merci... » Dit-il très poliment en ajoutant mon prénom. Il se recouche apaisé et ne tarde pas à retrouver le sommeil.
Autiste ou pas, Noé fait marcher son monde, et communique beaucoup, tout en se débattant avec ses troubles (angoisses, manies, tocs, obsessions). Etrange petit garçon sorti de l'état de sauvageon mutique à celui d'enfant civilisé. Bien qu'il ait des parents, il a déjà passé la moitié de sa vie dans l'Arche Bleue, et pas un seul foyer familial pour l'accueillir.

Feuillêtre


 

 

 

Par Feuillêtre - Publié dans : Une histoire à partager
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Samedi 27 juin 2009



La vie est une rive où l’eau en contrebas coule sans arrêt. Nous nous y abreuvons sans toujours savoir y lire, comme dans un miroir, tout ce que la rivière a vu passer. Tous ceux qui avant nous  ont cheminé le long de ces rivages ployant sous le labeur ou bien sous le malheur.

Nous avons oublié les conseils de prudence, avides de  courir dans le souffle du vent. Et pourtant, notre propre aventure à elle seule est une nouvelle histoire que la rivière chuchote au gré des saisons. Nos joies succèdent aux larmes et parfois même s’y mêlent, traçant l’expérience unique qui nous permet de deviner certains chemins qui nous accompagnent, de pressentir là où nos pas seront les plus utiles. Et même si parfois nous nous sommes perdus dans les dédales de notre propre labyrinthe, les lieux magiques où nous avons su trouver du sens, les relations uniques où nous avons pu nous épanouir, compensent toutes les pertes, tous les regrets, toutes les fautes de notre périple.

 

 Il existe des temps où la plume est un oiseau lyre, qui court et vole sur la page pour être à lire. Et puis des temps d’attente ou de repos où les mots ne viennent plus car on a simplement su déposer les maux au creux d’une ronde en regardant l’intensité du  bleu du ciel au dessus des toits, face au respectueux silence d’amis éphémères ou à retrouver. Etre entendu permet de se taire et de mieux dire tout en sachant mieux écouter avec moins de douleur.

Il existe des instants de créativité à retisser à petits points, à petites touches de couleurs sur le papier, avec un peu d’eau de la rivière ou du grand fleuve qui à merveille cheminera jusqu’à l’horizon. Je rêve d’un long moment de soleil où les pas tracent les allées d’un jardin entre les choux et les pois de senteurs, et cette ombre fraîche qui suit la chaleur, juste pour déposer le pinceau lentement ou ne rien faire, et goûter ce moment.

Les mauvais rêves comme les bons sont parfois les prémisses de ce qui vient, alors laissons notre âme y croire quand ils sont doux et se déposent entre la rivière et les sables qui la bordent. Les sédiments qui les composent recèlent parfois de trésors que nous avons encore à découvrir.

 

Feuillêtre (juin 09)


Par Feuillêtre - Publié dans : pensées du jour - Communauté : zen-attitude
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Samedi 20 juin 2009



Dans de nombreuses gravures chinoises à l’encre, le dessin se cale dans un angle ou dans la moitié de la page. Il reste toute une partie blanche et vide qui ouvre la porte du néant ou de l’imaginaire, suivant le regard  que l’on y pose. Une sorte de  voie des possibles ou du rêve. Dans tous les cas c’est un espace de lumière extraordinaire qui laisse une part de sobriété de modestie et de mystère.

 

Au cours d’une séance de méditation  certains sont partisans de laisser venir et passer la multitude des pensées ou des monstres qui nous envahissent, tels que les mauvais souvenirs, les drames, les stress, les pertes, les inquiétudes, les peurs etc.…D’autres se focalisent sur le souffle ou un mantra pour éviter les multiples pensées. Le but n’est-il pas d’atteindre un espace de vide et de liberté ou seule existe la présence et la respiration ?

 

Au cours de mes nuits de veille, vers 4 ou 5 heures du matin,  dans la pénombre et le silence, dans ce vide de la nuit qui n’est plus ni le soir ni encore l’aube, je suis souvent étonnée d’avoir à ce moment là des idées nouvelles ou des projets qui naissent. Un poème peut éclore, ou ce sentiment diffus que quelque part au creux de ce jour qui n’est pas encore levé, dans cet espace, ce silence et ce temps vide où rien ne semble s’émouvoir, quelque chose s’annonce, un chemin ou une joie impalpable qui laissera place à une opportunité ou un élan.

 

Quand j’étais enceinte, les dernières semaines d’attente qui me laissaient lasse et alitée la moitié du temps, me donnaient ce goût du vide. Tout était prêt pour l’arrivée de l’enfant, mais je n’étais plus bonne à rien qu’à attendre : pleine, mais vide en même temps. Je n’étais même plus apte à sortir toute seule, ni même sortable d’ailleurs tant l’enfant pompait mon énergie! Je restais des heures couchée devant une fenêtre ouverte à respirer très profondément pour apporter de l’oxygène pour deux. Mes activités étaient très réduites. Je m’ennuyais mais n’étais pas triste. Une sorte d’espace se tissait, sans action, sans plaisir, sans projet possible pour l’instant, comme pour laisser toute la place à l’enfant dans le changement à venir et dans son pouvoir de créer de la vie, de l’action et de l’énergie. Certaines femmes cependant ne se sentent remplies de vie et heureuses que lorsqu’elles attendent un enfant ou lorsqu’elles ont un tout petit à garder dans leur giron. Moi j’éprouvais plutôt le sens de la vie plein de promesses que lorsque mon corps au prix d’une souffrance qui ne ressemble à aucune autre, avait réussi à sortir cet enfant potelé, braillard et avide, apte à devenir autonome.

Le vide alors ressenti était le plein.

 

La maladie est  aussi cette attente. Espoir d’aller mieux, écoute attentive de son corps à la fois plein de quelque chose qui n’a pu se dire (« mal-à-dire » comme dirait Jacques Salomé), et de tant de mots pour tenter de remplir un espace impalpable où l’on regarde la lumière par la fenêtre. L’énergie s’est perdue, comme ça, en  si peu de temps, l’envie s’est ternie, le quotidien s’est vidé des responsabilités, du travail, de l’activité habituelle, et même des pensées et des projets.

 Il paraît que l’enfance avec tous ses petits et grands maux divers et variés, ne permet de mûrir qu’à travers cette expérience de la souffrance, comme s’il fallait en passer par là pour comprendre la vie. Le rire,  le jeu,  l’envie, la faim et les courses folles dans le vent ne sont plus que souvenirs flous dans ce malaise et cette vilaine température qui laisse l’enfant inerte et vide. Un jour mon fils de 4 ans  très mal en point m’a demandé : « Est-ce que je vais mourir ? ». Je crois que passer ces crises, la vie prenait pour lui peu à peu d’autres couleurs et qu’il devenait d’un coup beaucoup plus grand et peut-être même plus heureux. J’ai souvenir aussi de ces maladies infantiles que l’on a pratiquement éradiquées de nos jours, et que j’ai traversées, comme la coqueluche, la rubéole, la rougeole ou les oreillons. Chaque enfant qui en sortait indemne, après des jours mornes, condamné au lit, vidé de son énergie, avait en quelque sorte subi  une initiation, et en renaissait rempli de quelque chose qui lui permettait de mieux grandir et de mieux comprendre le sens de sa propre vie.

 

Peut-être pourrions-nous percevoir chaque perte, chaque souffrance, ou chaque état d’absence, d’ennui, d’isolement ou d’attente comme un vide utile et incontournable. Sans doute n’est -il pas à combler, mais à laisser comme une ouverture , une opportunité, une espérance, un espace possible de lumière où il nous est possible de cheminer entre la nuit et le jour, entre la peur et l’effritement de l’angoisse, entre la solitude et les pas vers les autres, entre le silence et l’écho, entre l’angoisse et la sérénité, entre la non-naissance et l’éveil, entre la mort et la continuité de la vie.

 

 

Catherine Lalla

Par Feuillêtre - Publié dans : pensées du jour - Communauté : zen-attitude
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Mercredi 3 juin 2009

Terre Mélodie

 

 

Ce n’est pas un hasard si toutes les religions sont nées dans un jardin… Nous avons perdu l’esprit, nous avons oublié notre lien à la terre. (Philippe Desbrosses)

 

 

Le vent souffle des brins de mots

Le ciel a levé ses chagrins et déposé sa plume

Sur l’ombre douce des jardins et des animaux

Les oiseaux secrets dans la brume

Etirent  les rayons discrets du soleil.

Ecoutons l’onde subtile et colorée des bois

Quand s’écoule des parfums dorés de miel

Les êtres vivants ne sont plus aux abois

Car l’esprit chante un air de fête

Depuis que le printemps comme un été dessine

Des arbres, des fleurs et des bêtes

Des paysages aux splendeurs assassines.

 

Je fais provision de messages

Entre les feuilles et les bourgeons

Je cueille la vie au passage

De ces grands chemins où les joncs

Font des vagues avec le grand âge

Des rochers et des coquillages.

 

La saison est une promesse

Où les idées se mêlent à la terre

La douceur une allégresse

Où l’on apprend à se taire

A écouter l’esprit du vent

De l’air, des bois et du mystère.

Rien ne sera plus comme avant

Depuis que j’entends chanter le temps

Je ne saurais répéter ses paroles

Elles se faufilent sur l’étang

En une longue parabole

Qui passe, se pose et se détend

Jusqu’au plus lointain horizon

Il me dit de semer sans cesse

Des grains de poèmes de fleurs à foison

Que m’importe ce que je laisse

Aux creux des larmes et des maux

J’entends l’esprit du cosmos

De la terre et de l’univers

Qui chuchote dans l’osmose

Le chant le rêve et la prière.

 

Feuillêtre


Par Feuillêtre - Publié dans : Poésies - Communauté : zen-attitude
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Dimanche 12 avril 2009


J'ai visité ce village au creux des montagnes, perdu dans son silence hivernal. Les couleurs étaient rares et la neige recouvrait la vie comme un linceul.
Pourtant germait doucement les promesses du changement. Rien ne reste, rien ne demeure, tout évolue. En bien , en moins bien, en plus léger, en plus lourd, en plus doux, en plus rude, et cela même lentement jamais ne perdure.

Alors aujourd'hui, jour de Pâques, je suis retournée au village, là-bas au coeur des monts du Tao. La lumière était douce et d'une splendide luminosité, les jardins sous le soleil ressemblaient à de naïves esquisses potagères. Les chaumières entourées de verdure reposaient à l'heure du midi comme un paradis sans soucis.
J'entendais des oiseaux chanter, des poules et des pigeons dans la candeur du jour, un vent tiède accompagnait l'épanouissement des feuilles. J'ai décidé de rester au village un moment.





Par Feuillêtre - Publié dans : Créativité
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